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Je ne veux pas vivre de ma plume !

Je vais peut-être briser un mythe, et pourtant : tous les gens qui écrivent ne veulent pas devenir « écrivain ». Non, moi je ne veux pas. Et j’ignore pourquoi, c’est difficile à faire comprendre aux autres, encore plus depuis que mes livres se vendent bien, et que mes nouvelles sont téléchargées par milliers. Alors, depuis quelques mois, je subis la répétition incessante des questions : « pourquoi tu n’essaies pas de trouver un vrai éditeur ? Pourquoi tu ne vends pas tes livres plus chers - parce que, avouons-le, ce n’est pas en vendant 49 ct tes livres que tu vas gagner de l’argent – ? Pourquoi est-ce que tes nouvelles sont gratuites, alors qu’il y a plus de 100 téléchargements par mois ? » et la synthèse de tout ça : « Quand même, quand on fait un travail, il faut être récompensé de ce travail ! » Eh bien je le suis. Je me bats peut-être pour récupérer des commentaires Amazon, mais même ceux qui n’en mettent pas prennent parfois le temps de me dire qu’il ont aimé, ou que ça les a fai…

Le Cercle / The Circle - Réseaux sociaux et savoir absolu

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Acheter un livre qui se dit, en quatrième de couverture, dans la lignée des plus grandes dystopies, 1984 et Le meilleur des mondes, n’est pas une chose que je fais l’esprit tranquille. Si je suis une fan inconditionnelle des grandes dystopies, et si je clame haut et fort que la dystopie est mon genre préféré, je suis pourtant très difficile. Je n’aime pas spécialement Hunger Games et j’ai fait de Divergente ma bête noire. Aurais-je un problème avec l

Reincarnation Blues - A quoi ressemble le bonheur éternel ?

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Un simple signe "infini" sur fond blanc, un peu stylisé, bleu. Il n'y a rien de plus sur la couverture de Reincarnation Blues, de Michael Poore. Et pourtant, c'est ce qui m'a attirée en premier. Comme toujours, non ? Une simplicité qui m'a rappelé mes propres couvertures. Et puis, peu à peu, la découverte d'un texte magnifique, une longue réflexion sur l'homme, ses limites, ses croyances, sur la religion et les entités surnaturelles, sur le bien et le mal… 
C'est l'histoire de Milo. "Milo" est le nom général d'une âme, qui a parfois incarné un homme, parfois un guerrier, une femme, un insecte, un enfant mort dans ses dix premières années… Parfois au Moyen-Âge, parfois en Inde, parfois dans le futur, sur un satellite de Jupiter. Une fois sa première vie achevée, il a découvert ce qu'il y avait après la mort… ou plutôt qui était la mort, puisqu'elle porte le nom de Suzie, et qu'il en est tombé amoureux. Mais chaque foi…

La Locataire, Penelope Evans

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Pas de “Lectures du mois” depuis longtemps, c’est vrai... Mais j’ai préféré, pour changer, écrire une chronique plus détaillée sur un seul livre que j’ai trouvé particulièrement intéressant. Petit changement de registre : un thriller, et ce n’est pas un livre auto-édité - juste un roman trouvé dans une boîte à lire (et je remercie la personne qui l’y a mis !)
La Locataire de Penelope Evans est une banale histoire de harcèlement. Profondément banale, même : si je devais la résumer, je dirais que c’est l’histoire d’une jeune locataire qui ne peut plus se débarrasser du vieil homme au-dessus de chez elle. Et en effet : il lui fait des cadeaux sans arrêt, insiste pour la voir tous les jours, pense à elle tout le temps, et va jusqu’à pénétrer dans son appartement en son absence pour déplacer des objets ou encore chercher des renseignements sur elle.

Mes lectures du mois # D’Avril à la rentrée de Septembre

Entre écriture et obligations de fin d’année, je n’ai pas pu faire d’article avant les vacances, et ensuite je me suis dit que ce serait aussi bien de faire un long article avec toutes mes lectures. Ils sont toujours dans l’ordre de mes préférences, alors pour connaître mes goûts, allez plutôt vers la fin ;-)
L’art d’avoir toujours raison, Schopenhauer
Petit livre de vingt pages très amusant, mais prenez garde, ces vingt pages sont quand même plutôt difficiles. Il y a notamment un certain nombre de références à un livre d’Aristote que je n’avais pas lu, ce qui m’a empêché de tout comprendre. Il n’empêche qu’à peine la lecture terminée, on éprouve l’envie de tester quelques-uns de ces stratagèmes. Je pense toutefois qu’au lieu de nous montrer comment persuader, ce livre nous permet surtout de repérer chez les autres les stratégies rhétoriques qui visent à donner l’apparence du vrai alors que le discours n’a aucune cohérence ni aucun vérité.
Les mangeurs d’autres, Georges Guille-Escuret
Un…