dimanche 17 janvier 2021

Pokémon : mes starters préférés !

 Bonjour à vous, chers lecteurs !

J’espère qu’à force de parler des Pokémon et des jeux que je préfère, je commence à vous donner envie de lire Philosophe, Pikachu ! sorti en décembre dernier !


 Les liens, pour ceux que ça intéresse :

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Après les Pokémon légendaires et les jeux, j’aimerais aujourd’hui parler des starters (pour ceux qui ne connaissent pas bien les jeux, les starters désignent le Pokémon que vous choisissez pour commencer le jeu. Traditionnellement, les joueurs ont le choix entre un Pokémon eau, feu ou plante. Il existe quelques exceptions dans des versions spéciales (notamment Pikachu).

 

Liste des starters : Bulbizarre – Salamèche – Carapuce – Pikachu – Evoli – Kaiminus – Germignon – Héricendre – Arcko – Poussifeu – Gobou – Tortipousse – Ouisticram – Tiplouf – Vipélierre – Gruiki – Moustillon – Marisson – Feunnec – Grenousse – Brindibou – Flamiaou – Otaquin – Ouistempo – Flambino – Larméléon

 

Premier groupe : jamais choisis

Gobou – Tiplouf – Vipélierre – Gruiki – Marisson – Otaquin – Ouistempo – Larméléon

 

Soit parce que c’est un jeu auquel j’ai peu joué, soit parce que je ne l’aime pas trop, soit parce que ses concurrents sont très très haut dans ce classement. Oustempo et Larméléon sont les starters du dernier jeu sorti et que je n’ai fait qu’une seule fois pour l’instant. Otaquin et Gobou sont malheureusement en concurrence avec Brindibou pour l’un, Arcko et Poussifeu pour l’autre, et ces trois-là font partie de mes préférés.  Tiplouf est dans la version à laquelle j’ai le moins joué, Marisson aussi même si je ne suis vraiment pas fan de ses évolutions. Et Gruiki, qui évolue en gros nichons Grotichon, bof.



 


Deuxième groupe : la déception

Tortipousse – Flamiaou – Moustillon

 

Trois Pokémon dont j’aime beaucoup la forme de base (notamment Flamiaou <3) mais, dans Pokémon, les petites créatures mignonnes deviennent de gros monstres moches. Moches pas toujours, mais pour ces trois-là j’ai été très déçue. Le petit chaton trop mignon Flamiaou devient un catcheur, Tortipousse est mignon mais je trouve que Torterra ressemble trop à Florizarre, et j’adore Florizarre. Mais la pire déception que j’ai eu dans ma vie c’est Moustillon. Sa première évolution Mateloutre est géniale, très jolie, et l’évolution finale… je ne comprends même pas pourquoi. Il ne ressemble pas au précédent, il est moche, et ce n’est même pas un bon Pokémon pour les combats.

 

Troisième groupe : pas un souvenir incroyable

Ouisticram – Feunnec – Grenousse

 

Je ne vais pas m’étendre sur ces trois-là. Je les aime bien, sans plus, et ils n’ont pas accompagnés dans des parties de jeu mémorables. Ce ne sont pas non plus des jeux que j’apprécie particulièrement.

 


Quatrième groupe : la nostalgie

Carapuce – Pikachu – Kaiminus – Germignon – Héricendre

 

Bon ici on arrive dans les premières versions, et même si je n’ai pas d’autre raison de les adorer que la nostalgie, je saute de joie quand pas hasard ils sont disponibles dans les jeux plus récents. Les trois starters de la deuxième génération (Kaiminus, Germignon et Héricendre), je les connais par cœur et les ai tous pris plusieurs fois. Pokémon or est la première version que j’ai eue, j’avais 10 ans, et je me suis plusieurs fois retrouvée coincée dans l’aventure parce que je ne savais plus ce qu’il fallait faire. Alors je recommençais le jeu, avec un autre Pokémon, et je réessayait. Et j’étais bloquée de nouveau. Et je recommençais… La toute première fois, je n’avais même pas compris que je pouvais choisir et j’avais pris le premier proposé, c’est-à-dire Héricendre. Quand à Carapuce et Pikachu, même si je les ai eus plus tard dans le jeu, ce sont les Pokémon de la première saison de l’animé, alors on les aime forcément !

 

Cinquième groupe : Ceux que j’adore

Bulbizarre – Salamèche – Evoli –– Arcko 

 

On arrive dans la liste de mes Pokémon préférés (même s’il y en a beaucoup, mais sur 800 Pokémon existants… quelques dizaines c’est peu). Bulbizarre et Salamèche sont mes préférés de la première génération et quand j’y rejoue j’hésite généralement entre ces deux-là. Evoli, c’est celui de la version récente Let’s go Evoli. Même si je partage la déception de beaucoup de monde concernant ce jeu et le système de rencontre des Pokémon sauvage, j’ai bien aimé ce qui a été fait d’Evoli et de ses capacités spéciales. Et c’est un starter original, ce qui ajoute un point positif. Enfin, Arcko, de la 3G, que j’adore, et que j’hésite souvent à choisir, mais en général… je finis par craquer pour Poussifeu.



 


Sixième groupe : mes presque préférés

Brindibou – Flambino

 

Vous avez sûrement remarqué que les Pokémon de type eau sont très absents de la plus haute partie du tableau. Le seul moment où ils gagnent une place c’est par nostalgie… En général je préfère le type feu, mais il y a aussi pas mal de Pokémon plante que je trouve sympas, et en particulier Brindibou et son évolution finale Archédus, le Robin des Bois spectre (le type spectre en plus, j’adore !) Evidemment, le Pokémon footballeur Flambino allait forcément se retrouver dans le top 3. En fait je ne suis pas hyper fan de son design, mais il a quand même l’attaque Ballon brûlant qui est très belle à voir.



 


Et l’amour de ma vie… Braségali (Poussifeu)

 

Même si j’ai mis les noms des premières formes de starters, j’ai aussi fait le classement en tenant compte de leurs évolutions. Certes, j’aime bien Poussifeu, mais si je n’avais pris en compte que la forme de départ, il n’aurait pas été tout en haut. En revanche, Braségali… alors lui, il fait partie de mes énormes Pokémon coup de cœur, aux côtés de Mimiqui et Suicune. Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais avouons qu’un énorme poulet avec un pantalon patte d’eph’, c’est quand même cool.

 

C’est terminé pour aujourd’hui, et j’espère trouvé d’autres occasions de parler encore de Pokémon, et de discuter avec vous sur vos jeux et Pokémon préférés !

vendredi 15 janvier 2021

Idées de lecture : la vérité

 

Le sens de vérité m’a toujours semblé assez clair. Une proposition vraie est une proposition conforme au réel. Il n’y a donc pas de sens à dire « c’est ma vérité, c’est pas la même que la tienne ». Pourtant, je vois cette phrase non seulement dans des copies, mais aussi séries, films, livres et débats politiques à la télévision. Alors faites-moi plaisir, après cet article : n’utilisez plus le mot « vérité » pour dire n’importe quoi. Si vous n’avez pas le même avis qu’autrui… ben vous n’avez pas le même avis, la même opinion, ou, si vous êtes un scientifique, la même thèse ou théorie. Mais la vérité est unique, et ce n’est pas parce que vous ne la connaissez pas qu’il n’y en a pas.

 

Une fois ces contresens écartés, en philosophie, nous nous intéressons entre autre à la question de la recherche de la vérité. Quelle méthode faut-il avoir ? Cette question fut dans les toutes premières de la réflexion philosophique, et certaines réflexion ont permis la création des sciences (physique, biologie, mais aussi psychologie, sociologie, etc.) Quels critères permettent de s’assurer qu’on a bien atteint la vérité ? Et comment se rendre compte qu’on est dans l’erreur ou dans l’illusion ? Il y a bien des événements ou des certitudes qui nous paraissent vraies, et ne le sont pas toujours. Distinguer ce qui est vrai de ce qui est vraisemblable est une première étape, et elle est loin d’être facile.

 

La plupart des livres que je vais présenter ici interrogent justement le problème de l’illusion : comment peut-on se rendre compte que ce qu’on croyait être vrai ne l’est pas toujours ? Il y aura une exception à ce thème, par laquelle je vais commencer.

 

Vous connaissez peut-être Le Cercle de Dave Eggers, adapté au cinéma avec Tom Hanks et Emma Watson. J’ai déjà parlé de l’un et de l’autre dans un même article dont je mets le lien à la fin. Le film a totalement occulté la réflexion sur la vérité, qui est centrale dans le livre. Le Cercle est une société qui veut rassembler toutes les informations sur la population, tout filmer, jusqu’aux moments les plus intimes, pour que plus rien ne puisse être secret ou inconnu. Plus de mensonge, plus de choses cachées, que la vérité, facilement accessible pour tous, et sur tous les sujets. Un projet qui va vite montrer ses failles : veut-on vraiment qu’autrui sache tout sur nous-mêmes ? Veut-on vraiment tout savoir sur notre passé, se rappeler tous les souvenirs même les plus mauvais, supprimer tout mystère ? Tout le livre tourne autour de cette réflexion. Pas le film. Donc si le sujet vous intéresse, c’est le livre qu’il faut lire !

 


Passons maintenant au thème le plus fréquent : la question de l’identification de la vérité. Plus fréquent, parce que des personnages qui errent dans les illusions sont bien plus faciles à mettre en scène que la recherche du savoir absolu. Commençons par Benzos de Noël Boudou. Le personnage principal de ce roman est addict aux somnifères. Mais bientôt, la frontière entre la veille et le sommeil ne sera plus aussi claire qu’elle l’est dans la vie quotidienne. Une belle mise en scène de ce passage bine connu des Méditations Métaphysiques de Descartes, où il reconnaît que l’existence des rêves, parfois très réalistes, met en crise la certitude absolue de l’existence du monde extérieur.

 


Dans le même thème que Benzos, plusieurs nouvelles de ce recueil de Julianna Lyn, Blessés. Ce n’est pas le thème général du recueil, qui présente plutôt des souffrances individuelles, mais certaines souffrances sont justement dues à une interprétation faussée de la réalité. Nous voyons le monde extérieur avec nos propres yeux et nous l’interprétons avec notre propre esprit. Seuls, isolés, absolument rien ne peut nous garantir que ce que nous croyons vrai l’est effectivement. Je retiens notamment « Dans les yeux du juge » et « La Disparition » qui sont sur le thème.

 


Pour finir, un roman directement en lien avec la philosophie, Aristote détective de Margaret Doody. Aristote est connu pour sa méthode très rigoureuse de réflexion et d’observation (et si vous avez vu une vidéo humoristique descendant Aristote en montrant toutes les erreurs scientifiques qu’il a pu faire, prenez-la avec du recul… Aristote a écrit des centaines de traités pour étudier la nature alors oui, sur des milliers de pages, on peut bien trouver 10 erreurs…). Dans ce roman policier, un jeune homme chargé de défendre son cousin accuser de meurtre va se tourner vers Aristote pour savoir quelle méthode il faut suivre afin de trouver la vérité sur ce qui s’est passé et révéler le véritable meurtrier.

 

Contrairement aux livres sur la liberté et le bonheur qui abondent, ceux sur la vérité sont plus rares et souvent bien plus intéressants. Commencez donc par cette liste, et si vous avez d’autres suggestion de lecture, ça m’intéresse évidemment !

Le lien vers les livres déjà chroniqués : Le cercle

 

vendredi 1 janvier 2021

Buffy saison 4 : Science et magie

 Bonjour et bonne année à tous !

Nos analyses des personnages principaux de la série est terminée ! Si vous ne les avez pas encore lus, voilà les liens vers les articles sur : Buffy, Faith et Kendra ; les grands méchants (partie 1) ; les grandsméchants (partie 2) ; Angel et Spike. Les deux prochains articles s’intéresseront à deux saisons dans leur globalité. Et aujourd’hui, pour commencer, nous allons nous intéresser à une saison qui est loin d’être la préférée des fans… et même si, moi-même, je ne l’avais pas beaucoup aimée en découvrant la série à l’adolescence, en la revoyant aujourd’hui, je la trouve très intéressante en de nombreux points.

 

Alors, c’est parti pour une analyse philosophique de la saison 4 de Buffy contre les vampires !

 

Buffy et Riley

Comme d’habitude, pour ceux qui ne connaîtraient pas, ou ceux qui n’ont pas revu la série depuis longtemps. Buffy arrive à l’université de Sunnydale avec Willow et Oz. Le lycée de Sunnydale a été détruit lors de la remise des diplômes précédente, Angel est parti vivre à Los Angeles, Buffy se retrouve seule avec une colocataire désagréable, loin de sa mère et de son Observateur, et peine à s’intégrer à la vie universitaire. Malgré son profil très peu scolaire, deux personnes vont croire en ses capacités et l’encourager à progresser : son professeur de psychologie, Maggie Walsh, et l’assistant de cette dernière, Riley Finn. Peu à peu, Buffy se rapproche du mystérieux Riley et découvre qu’il fait partie d’une organisation militaire secrète, dirigée par Maggie Walsh, et qui combat les démons. Ils ont, entre autres, capturé Spike et lui ont implanté dans le cerveau un puce qui l’empêche d’attaquer les humains. Mais la curiosité de Buffy dérange vite les projets du professeur Walsh, qui utilise les démons pour construire un être hybride (à la manière du monstre de Frankenstein). Elle tente de tuer Buffy, qui survit ; Riley se fâche contre Walsh. Juste après ces évènements, celle-ci est assassinée par Adam, la créature mi-homme, mi-démon, mi-machine qui s’est réveillée et enfuie. Buffy et son groupe vont donc devoir l’éliminer, mais il est bien plus puissant que leurs ennemis précédents, grâce à sa nature hybride. Par ailleurs, on découvre que Riley et les autres étudiants appartenant à l’Initiative sont eux aussi équipés d’une puce qui les rend dociles à leur chef, autrefois Walsh, à présent Adam. Pour réussir à vaincre cette créature puissante comme un homme, un démon et une machine réunis, Buffy fusionne avec ses amis Willow, Alex et Giles, et devient enfin plus puissante que le monstrueux Adam.

 

Cette saison introduit dans l’univers un élément qui n’était pas évoqué avant, et rattache mieux l’univers de Buffy à notre propre monde : la science. Une petite référence aux dangers de la technologie était brièvement apparue dans la première saison, quand Willow tombe amoureuse du garçon avec qui elle discute sur Internet, sans même l’avoir rencontré. Mais cet épisode visait à mettre en avant une problématique propre à l’adolescence et à l’usage des messageries Internet. Cette fois-ci, c’est la science en tant que discipline adulte qui est interrogée. N’oublions pas que cette saison marque un tournant : Buffy a quitté le lycée et l’adolescence. Elle entre dans le monde des adultes, et ce sont leurs problèmes à eux, les problèmes de l’être humain en général, qui seront symbolisés par les monstres à affronter. Dans l’affrontement entre Buffy et l’Initiative, il y a donc un affrontement sous-jacent, entre la science et la magie. Le don divin de Buffy rencontre la technologie la plus poussée. Et pourtant, Buffy et L’Initiative ont, dans un premier temps, un objectif commun : combattre les démons. Quels sont les liens entre science et magie ? En quoi sont-elles opposés ? Pourquoi l’Initiative prendra-elle le rôle de l’antagoniste ? Ce dernier point pourrait sembler contre-intuitif : la magie, la superstition et, pourquoi pas, la religion, semblent primitives et erronées, alors que nous voyons la science comme la modernité, plus proche de la vérité. Ce sont ces questions que nous allons aborder dans cet article consacré à la saison 4 de Buffy contre les vampires.

 

En général, on considère la magie comme irrationnelle, au même titre que les croyances en des créatures surnaturelles ou des superstitions. Comment peut-on rationnellement croire qu’en prononçant une formule magique, je pourrais faire apparaître des choses qui sont absentes ? Ou défier, par le simple pouvoir de mes mots et de ma pensée, la gravitation en faisant voler des objets ? N’est-il pas contraire à la raison de croire que chaque élément du monde est gouverné par des esprits, que les arbres, les fleurs, les pierres auraient une volonté propre et que l’on pourrait comprendre ou influencer ? Pourtant, dans cette façon sans doute délirante de considérer le monde qui nous entoure, la magie de rapproche de la méthode scientifique en plusieurs points. D’abord, le magicien suppose qu’il y a des forces à l’ordre dans la nature, un monde caché derrière les apparences. Je ne vois qu’un arbre là où se cache un esprit, je crois à une coïncidence là où il y a véritablement un lien de cause à effet. Effectivement, c’est là une autre croyance qu’a le magicien : les mêmes causes produiront toujours les mêmes effets. La même formule magique produira toujours la même chose. Autrement dit, le magicien pense, comme le scientifique, qu’il n’y a pas de hasard dans la nature. Enfin, ces mondes cachés derrière les apparences, ces forces qui régissent le monde, le magicien croit aussi pouvoir les connaître, les influencer, les contrôler. Et c’est bien ce que fera la science.

 

Maggie Walsh, professeur de psychologie et chef de l'Initiative

Ainsi, tout comme Buffy et l’Initiative, la magie et la science ont un objectif commun, ou plutôt deux : construire une représentation du monde régi par les lois, et d’autre part agir sur le monde, pour ne plus le craindre, pour qu’il soit moins dangereux. Nous reconnaissons ici pleinement les objectifs de l’Initiative : connaître les démons, ce pour quoi ils ont des laboratoires et font des expériences ; éliminer les démons ou du moins les rendre inoffensifs, pour rendre le monde moins dangereux. La science, en effet, en connaissant et prévoyant, par exemple, les phénomènes météorologiques, comme les tempêtes, les risques d’inondation, les baisses soudaines de température, permet de s’y préparer et de ne plus les craindre inutilement. De la même façon, l’entraînement de Buffy tient compte à la fois de l’action, dans ses entraînements physiques, et de la connaissance, qu’elle obtient notamment par Giles, quelquefois par Angel.

 

Mais la science, si elle a avant tout comme but de connaître et d’expliquer la nature, si son objectif premier devrait être la vérité, nous l’associons davantage, aujourd’hui, au progrès technique. Qu’appelons-nous science, dans le langage courant ? En premier lieu, nous pensons plutôt au progrès technique, à la technologie ou à la médecine. La science est devenue pour nous la technique scientifique. Pour le mathématicien et logicien Bertrand Russell, c’est une dérive de la science moderne que nous pouvons regretter. Dans Science et Religion, il dénonce le fait que la plupart du temps, la science ne se préoccupe plus de la connaissance pure, mais de l’efficacité technique. D’ailleurs, si une connaissance est inexacte, mais permet d’avoir des résultats efficaces, cela suffit à la science. Une scène de l’épisode 13 de la saison présente Buffy dans les rangs des soldats de l’Initiative. Alors que Maggie Walsh leur a demandé de neutraliser et rapporter un démon nouvellement arrivé en ville, Buffy pose énormément de questions pour savoir de quelle sorte de démon il s’agit, quelles sont ses habitudes, pourquoi il est ici… questions qui agacent les soldats et le professeur Walsh elle-même, puisque leur seul objectif est l’efficacité de l’action, et non une véritable connaissance, en profondeur, des démons.

 

Et ainsi, l’Initiative est non seulement moins efficace que Buffy, mais elle deviendra même l’antagoniste de la saison, et Adam, en partie machine, en partie technologie, est l’ennemi principal. On peut facilement comprendre que l’Initiative représente un mauvais usage fait de la science et de la technique. Mais en quoi s’oppose-t-elle à la magie, incarnée par Buffy, qui serait alors la « bonne » façon d’appréhender le monde ? Au-delà de la magie, nous pouvons considérer que Buffy représente la nature. Elle n’utilise aucune technologie, ni de « magie » au sens au nous l’avons définie plus haut (c’est Willow qui sera la sorcière de la série, et non Buffy). Si sa force physique lui a été donnée, elle semble cependant lui être naturelle. Elle ne combat avec rien d’autre que ses propres capacités et un pieu en bois. C’est donc la classique opposition entre nature et technique qui réapparaît dans cette saison. La technique veut imiter la nature ; plus encore, la technique veut surpasser la nature, en la contrôlant. La nature est l’œuvre de Dieu, la technique est l’œuvre des hommes : en voulant surpasser la nature, l’homme se prend pour un Dieu. C’est un excès qu’on appelait, en Grèce antique, hybris, et qui était puni des pires sévices (il en existe de nombreux exemples dans la mythologie gréco-romaine.)

 

Tel est bien ce que fait Maggie Walsh en essayant de créer la vie, Adam, comme le docteur Frankenstein dans l’œuvre bien connue. Elle le paiera de sa vie. J’ai déjà parlé de ce que représentait Adam dans l’article sur les grands méchants de chaque saison(partie 2). Si la question de la technique vous intéresse, j’en ai également déjà parlé dans cet article sur Le Livre de la Jungle de Disney. Technique et hybris sont également des thèmes fréquents dans la pop culture contemporaine, et j’en parle aussi largement dans mes deux livres Il en faut peut pour philosopher (sur Disney), Death Note : la philosophie de Kira et Philosophe Pikachu Je vous laissez donc le soin d’aller voir ces références pour la question de la technique. L’objet de cet article était plutôt l’opposition entre science et magie.

 

J’espère que grâce à cette analyse, vous prendrez plus de plaisir à revoir la saison 4, qui a, comme j’espère l’avoir montré, de grandes qualités. Le personnage de Riley, mal aimé lui aussi, est pourtant tout aussi intéressant que son contexte d’apparition : c’est le seul petit ami humain de Buffy, et sera vite confronté aux préjugés et aux clichés d’un homme plus faible que sa femme. C’est aussi la saison où Willow rencontre Tara, où Giles quitte son rôle de « père spirituel » pour se découvrir une vie privée, ce qui ne manquera pas de choquer Buffy. Cette saison affronte les lieux communs, les préjugés et les clichés de la vie quotidienne. Le méchant n’est plus un simple monstre, il est en partie humain, et est créés par les êtres humains eux-mêmes.

 

Le mois prochain, nous nous pencherons sur une autre saison. D’ici là, profitez bien de votre temps libre pour, pourquoi pas, revoir quelques épisodes de notre série préférée !

 

mercredi 23 décembre 2020

Mon classement des jeux Pokémon

 

Bonjour à tous ! Continuons de fêter la sortie de Philosophe, Pikachu ! en parlant un peu de Pokémon. La dernière fois, j’avais fait le classement de mes Pokémon légendaires préférés. Je continue sur ma lancée en faisant aujourd’hui la liste de mes jeux préférés.

 


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-          Vers l’article sur les Pokémon légendaires : Mon classement des Pokémon légendaires

 

Il y a pas mal de jeux Pokémon, mais je vais faire la liste uniquement de ceux auxquels j’ai déjà joué au moins une fois. Tous les jeux de la licence principale y sont. Je mets évidemment ensemble les versions identiques :

 

Rouge/Bleu ; Jaune ; Pokémon Stadium ; Pokémon Pinball ; or/argent ; Cristal ; Rubis/Saphir ; Emeraude ; Rouge feu/Vert feuille ; Emeraude ; Donjon mystère Bleu ; Diamant/Perle ; Platine ; Heartgold/Soulsilver ; Noir/Blanc ; Noir2/Blanc2 ; X/Y ; Rubis oméga/Saphir Alpha ; Soleil/Lune ; Pokémon Go ; Let’s go Evoli ; Epée/Bouclier ; Pokémon Masters ; Donjon mystère DX

 

 

Premier groupe : ceux auxquels je n’ai pas assez joué

Pokémon Stadium ; Cristal ; Diamant/Perle ; Noir2/Blanc2

 

Commençons le classement, avec un premier groupe assez facile. J’ai joué au moins une fois à tous les jeux qui sont dans la liste, mais je n’ai pas eu l’occasion d’avoir chez moi tous les jeux, et certains ont juste été testés, chez des amis ou en Roms (pour ceux qui ne savent pas ce que c’est, c’est sur simulateur sur l’ordinateur) Je regrette notamment le fait que je n’aie pas Noir 2 et Blanc 2 parce que j’ai bien aimé le début et que j’ai entendu beaucoup de bien du post game, mais je ne désespère pas de les retrouver un jour d’occasion. Je n’ai fait que Pokémon Platine, donc je classe ici Diamant/Perle, juste pour montrer que je ne les ai pas oubliés.

 


Deuxième groupe : le coup de vieux est trop violent

Rouge/Bleu ; Or/argent ; Rubis/Saphir ; Donjon Mystère Bleu

 

Ce sont des jeux qui ont eu des remakes, et comme ils sont vraiment bienvenus, je mets ceux-là ici. J’y place le tout premier jeu que j’ai eu (Pokémon or) et donc une source de nostalgie énorme. Mais ils ont eu un remake que je vais pouvoir placer très haut dans le classement donc je les laisse là, parce qu’ils ont quand même eu un sacré coup de vieux.

 

Troisième groupe : de très bons souvenirs d’enfance

Jaune ; Pinball ; Emeraude

 

Alors oui, je place le fameux Pokémon Pinball dans cette catégorie, parce qu’en fait c’est celui-là le tout premier jeu Pokémon que j’ai eu (la version or a été mon premier jeu d’aventure, de la licence principale), donc j’y ai vraiment beaucoup joué. Pokémon Jaune reste aussi un bon souvenir. Celui qui est vraiment selon moi le meilleur des « vieux » jeu est Pokémon Emeraude : mon premier Pokémon coup de cœur (Braségali) et le post-game exceptionnel, avec la zone de combat. Toute une zone de bâtiments avec des défis à faire. J’y ai passé des heures, et je rêve d’un jeu où on retrouverait une telle zone de combat.

 


Quatrième groupe : Sympa mais pas mes préférés

Rouge feu/Vert feuille ; Platine ; Soleil/Lune ; Pokémon Masters ; Donjon mystère DX ; Let’s go Evoli ; X/Y 

 

Pas mal de jeux là-dedans, un peu de tout. Je m’arrête déjà sur Pokémon Masters, le petit jeu sur portable, que j’aime vraiment bien. Le problème, c’est que les mise à jour sont très volumineuse et que je n’ai pas souvent la patience de les télécharger, ce qui me conduit à oublier le jeu plusieurs fois avant de m’y remettre. Pour les versions Platine et Rouge Feu / Vert feuille, je les ai faits et j’aime bien aimé mais ce ne sont vraiment pas mes préférés. J’ai même eu un peu de mal à terminer Platine. Je ne sais pas trop pourquoi étant donné que j’aime énormément la mythologie de cette génération. J’ai bien aimé également le remake de Donjon mystère (j’aime beaucoup l’histoire racontée dans l’aventure à vrai dire) et les dernières versions.

                                         

Cinquième groupe : Faits et refaits, voire Pokédex complété !

Noir/Blanc ; Rubis oméga/Saphir Alpha ; Ultra-soleil/Ultra-lune ; Pokémon Go

 

J’arrive vraiment dans les jeux que j’adore… et que j’ai refaits de nombreuses fois. Exception faite pour Pokémon Go qui ne se « termine » pas. Malheureusement ce jeu souffre tous les ans du passage à l’hiver, quand je n’ai plus du tout envie de sortir, mais quand je rouvre l’application, ça me fait toujours plaisir. Pokémon Noir est vraiment une version que j’adore, seul bémol : je n’aime pas les starters et je ne sais jamais avec qui commencer. Je retrouve mon Braségali dans Rubis Oméga/Saphir Alpha alors c’est toujours un plaisir et j’ai beaucoup refait Ultra-Lune et Ultra-Soleil, même si les arènes manquent. C’est sur ces jeux que j’ai shassé (cherché des shiny) pour la première fois et je garde un excellent souvenir de l’arbre de combat en fin de jeu.

 


Mon jeu préféré…

AAAh désolée mais je n’ai vraiment pas réussi à choisir. Je suis partagée avec la nostalgie évidente que m’inspire Heartgold et Soulsilver puisque ce sont les remake de mon tout premier jeu. En plus les Pokémon se promènent derrière nous alors c’est trop mignon. Quant aux tous derniers jeux… Si vous me connaissez, vous savez ma passion pour le foot, pour le foot anglais en particulier, et les références à la culture anglaise s’accumulent dans Epée et Bouclier : les arènes pokémon comme d’énormes stades de foot dans les villes, la ligue Pokémon remplacée par la Ligue Tournoi des champions, Pyrobut le starter footballeur, puis d’autres Pokémon que j’ai adoré comme la tasse de thé Polthégeist (j’adore le jeu de mots du nom au passage !), le punk Salarsen, le James bond Lézargus, etc. Je pense, du coup, que Pokémon Epée et Bouclier sont les versions qui correspondent le plus à mes goûts. Mais la nostalgie est là, et je n’ai pas pu mettre HeartGold et Soulsilver plus tôt dans le classement.

jeudi 17 décembre 2020

La pop-philo est-elle sérieuse ?

 

Bonjour à tous !

 

On se retrouve aujourd’hui exceptionnellement pour que je mette enfin au clair quelques points qui semblent poser problème à mon entourage (j’inclus dans l’entourage la communauté littéraire qui me suit sur les réseaux sociaux). Depuis peu je suis entrée dans la mode de la pop-philo (parce que je le dis, c’est une mode, et je n’ai pas honte d’être victime de cette mode). La pop-philo, pour rappel, c’est quand quelqu’un qui s’y connaît en philosophie (souvent un prof de lycée, et même souvent un prof d’un lycée de banlieue, pas du lycée élitiste de centre-ville, détail qui a son importance selon moi) prend une œuvre populaire, la plus populaire et surtout la plus commerciale possible puisqu’il faut quand même vendre, et s’en sert pour expliquer des notions de philosophie très compliquées. Bref, mode ou opération commerciale, je veux bien croire qu’elle est aux antipodes de ce que doit être la philosophie.

 

Mais en réalité, je ne rejette pas systématiquement ce qui est commercial. En fait, dans mon entourage, je sais pertinemment que certaines personnes n’auraient jamais pris la peine d’écouter la moindre phrase relevant de la philosophie s’il n’y avait pas eu « Disney » ou « Pokémon » écrit à côté. Comme ce qui arrive aux personnes que je connais n’est à mon avis pas unique, je pense donc que si la curiosité naturelle qui pousse à se plonger dans la Critique de la raison pure est rare, celle qui fera lire un livre expliquant la philosophie à partir de Disney ou Harry Potter sera beaucoup plus fréquente. Et peut-être (on l’espère tous à mon avis !) que cette première étape conduira à vouloir ensuite lire quelque chose de plus difficile et surtout de plus sérieux.

 


Notez que j’ai bien dit « expliquer la philosophie à partir de Disney et Harry Potter » et non pas « expliquer la philosophie de Disney et Harry Potter ». En effet, je pense que le gros contresens de ceux qui croient qu’on « cherche des trucs là où y’en a pas » (variante du : « tu crois vraiment que l’auteur il a réfléchi à tout ça avant d’écrire ? ») c’est justement ça : à aucun moment nous (je m’inclus dans les auteurs de pop-philo puisque j’en fais partie) ne prétendons qu’il y a la moindre trace de réflexion philosophique dans l’œuvre populaire étudiée. Bon, peut-être pas la moindre trace : je pense que ça peut arriver qu’un passage de film ou de roman essaie vraiment de poser un problème. Il n’empêche que ce n’est pas la majeure partie, et que ce n’est pas ce qui nous intéresse ici. Le travail de l’auteur de pop-philo est le même que celui du prof de lycée ordinaire, qui n’a pas devant lui « l’élite » à qui la philosophie était réservée il y a presque un siècle : expliquer de façon compréhensible et qui peut susciter l’intérêt les problèmes et thèses principales des auteurs.

 

Pour moi, il n’y a aucune différence entre, par exemple, le travail de Marianne Chaillan dans Harry Potter à l’école de la philosophie et le procédé utilisé par mon ancien prof en terminale (qui, au passage, s’est offusqué de cette « piposophie contemporaine » qui essayait de faire croire qu’il y avait de la philo dans Game of Thrones, prouvant par là qu’il n’avait jamais ouvert un de ces livres… et dire que c’est lui qui m’a appris que la meilleure façon de dire des conneries c’est de parler de ce qu’on a pas lu) qui, pour nous expliquer par exemple la morale kantienne, nous disait : « Imaginez par exemple que mémé Marcelle va mourir bientôt : est-ce qu’il est immoral de le lui cacher ? » Je soutiens vraiment que c’est la même chose d’inventer ainsi une situation ou de chercher un extrait de film ou de livre populaire où il y a effectivement un personnage qui se demande si ce sera moral ou non de mentir dans telle ou telle situation. L’œuvre populaire ne sert que d’exemple pour illustrer une thèse, voire de moyen mnémotechnique pour des élèves qui ont du mal à retenir les idées. De fait, si vous associez l’anneau de Gygès de Platon à la cape d’invisibilité de Harry Potter, ça peut sans doute aider à retenir.

 


Je précise néanmoins que je serais parfaitement d’accord avec mon collègue cité ci-dessus, si la pop-philo était effectivement ce qu’il décrit dans son article : ce serait n’importe quoi, une façon de chercher des trucs où il n’y en a pas, et la décadence de la philosophie si vous voulez. Mais, du moins dans mon expérience, ce n’est pas le cas, et j’ai lu beaucoup de livres de pop-philo parce que j’adore ça. Je vais quand même lui accorder que dans le tas, il y en a forcément qui prennent au sérieux la pop-culture. Je suis d’ailleurs extrêmement déçue par les essais plus récents de Marianne Chaillan, dont j’avais adoré le livre sur Harry Potter. Notamment dans La playlist des philosophes, sans doute par rejet de ceux qui se moquaient de son projet (et il y en avait, elle le dit en introduction), elle a tendance à finir ses chapitres par quelque chose du genre : « donc oui oui vous faites de la philo quand vous écoutez Lara Fabian ! » Alors… euh… Non, en fait. Quand vous écoutez Lara Fabian (que j’aime beaucoup par ailleurs), vous écoutez Lara Fabian. Ce qui n’empêche pas d’illustrer comme elle le fait une thèse sur autrui avec ce qui est effectivement dit dans « Tu es mon autre » de Lara Fabian et Mauranne. Je reconnais malgré tout son très beau projet de « sauver » la pop-culture, qui n’est pas faite pour les imbéciles non plus…

 

Ce qui est vrai avec la philosophie l’est évidemment avec les autres domaines. J’ai par exemple un livre sur « La science dans Star Wars. » L’auteur va-t-il montrer qu’il y a de grandes théories physiques proposées et expérimentées dans Star Wars ? Franchement, même si je ne l’ai pas encore lu, je ne pense pas… A mon avis (et je le confirmerai quand ce sera lu puisque, très paradoxalement, je viens de critiquer ceux qui parlent de livres qu'ils n'ont pas lus) il va utiliser certaines images du film pour illustrer (visuellement) des théories physiques, notamment de physique quantique, extrêmement compliquées pour un non-physicien comme moi (même si je connais les bases).

 


Deux choses à bien comprendre donc, pour récapituler et conclure :

1)      La pop-philo, dans sa majorité, ne prétend pas que l’œuvre populaire est d’une philosophie égale à un vrai texte de philosophie. Et si certains prétendent ça, vous pourrez effectivement répondre qu’ils « cherchent des trucs là où il n’y en a pas. »

2)      En revanche, je ne nie absolument pas toute qualité aux œuvres populaires. Je pense qu’il y a une grande sensibilité par exemple dans les Disney, avec parfois des intuitions très profondes sur certaines choses. Je pense aussi qu’il y a eu un énorme travail de recherche et de réflexion dans l’écriture d’Harry Potter et que le nier serait vraiment faire preuve de mauvaise foi. De là à dire qu’il y a de la « philosophie » dedans, non. (Pour un rappel de ce qu’est la philosophie, je vous renvoie à mon article précédent : La mousse est-elle vivante ?)

 

Alors, oui, ceux qui liront auront peut-être l’impression qu’on les conforte dans leur idée de la pop-culture a autant de valeur que la « haute » culture. Mais est-ce que c’est vraiment la faute du livre s’il a été mal compris ? On a bien vu les usages désastreux qui auront été faits de Nietzsche ou Marx… En tout cas, pour ceux qui me suivent et me lisent, je ne pense pas (à moins d’une erreur de formulation) que vous ne trouviez une seule phrase où je loue la qualité philosophique interne à une œuvre de Disney : rien de plus que des comparaison entre ce qu’ont dit les philosophes et ce qui se passe dans l’histoire. Après tout, quand j’entends dix fois au cours d’un films « Mowgli, tu ne dois pas utiliser d’objets techniques dans la jungle, ce n’est pas comme ça que se comporte un animal », je trouve que c’est un bon exemple pour illustrer la thèse de Bergson selon laquelle la technique est bien le propre de l’homme…

mardi 15 décembre 2020

Idées de lecture : la liberté

 Ah, la liberté… Tout le monde en parle, et tout le monde en mélange les sens, et tout le monde est tout fier de la défendre. Ce doit pourtant être une des notions les plus difficiles qui sont abordées en classe de Terminale. Plus le terme est courant, plus chacun l’utilise à sa sauce, et plus il devient difficile pour les débutant d’arrêter de l’utiliser à leur sauce pour interroger ce qu’est véritablement la liberté. Et comme le disait Hegel : « Le bien connu, justement parce qu’il est bien connu, est mal connu. »

 

Bienvenue, donc, dans ce nouvel article d’idées de lecture sur un thème de philosophie. Le thème de la liberté est aussi nécessaire à traité que difficile, parce qu’il est au cœur des plus gros contresens et conflits dans les débats politiques et sociaux actuels. Les plus érudits s’empressent d’embrouiller tout le monde en mélangeant les sens de liberté, et les plus honnêtes, perdus dans ce flou lexical, finissent invariablement par répondre « c’est ma liberté et ça dépend des gens » (comme les mauvais élèves…)

 

Voilà donc, en introduction, les trois sens de la liberté. Ces trois sens, qui sont trois « contextes » dans lequel on peut parler de liberté, sont, comme vous le verrez, extrêmement différents :

1 _ La liberté politique, que nous pouvons appeler indépendance. Est libre celui qui n’est pas contraint dans son action. Vous avez envie de porter un crop top au lycée et le règlement ne vous l’interdit pas, vous être libre. C’est cette définition de la liberté qui ouvre les débats sur « la liberté des uns commence où s’arrête celle des autres ». Réfléchir sur cette liberté se fait en philosophie bien sûr, et en politique.

2_ Le libre-arbitre, ou la capacité de choisir. Contrairement à la liberté politique qui est un fait, le libre-arbitre est une capacité que nous attribuons à l’être humain. Contrairement au chat qui, s’il a faim, ira manger ses croquettes, l’homme peut résister à sa faim et choisir de ne pas manger, pour protester par exemple. Quand un être humain choisit de faire quelque chose, il n’obéit pas forcément à la nécessité naturelle. Toute la question sera de savoir si cette capacité propre à l’être humain uniquement, au sein d’une nature entièrement déterminée, existe réellement ou est une illusion. Ce sens de liberté est interrogé en philosophie, en science (physique et biologie), en sociologie et dans le cadre de la justice (certaines maladies mentales peuvent annuler le libre-arbitre).

3_ La liberté intérieure, qu’on appelle autonomie. Libre sera celui qui est capable de résister à ses propres désirs, à ses besoins, à ses envies, pour se comporter moralement, selon le bien. Cette liberté s’oppose aux deux autres en tant qu’il n’est pas un fait, mais une conquête. Si le libre-arbitre existe, vous être libre d’office (au sens du libre-arbitre). Alors que la liberté au sens de l’autonomie se gagne à force d’efforts et de réflexion. Par exemple, imaginons que vous soyez enrôlé dans une secte : vous serez privé de votre liberté intérieure, n’étant plus capable de réfléchir par vous-même. Cela ne changera rien, d’une part, à vos libertés politiques, ni au libre-arbitre, que vous avez toujours en vous. C’est la volonté de contredire votre gourou qui vous manque. Ce sens de liberté est interrogé en philosophie, en psychologie et en sociologie.

 

Maintenant que les distinctions sont posées, passons à ce qui vous intéresse, la présentation des livres !

 


Je vais commencer par la série Divergente parce que… eh ben je ne l’ai jamais lue ! J’en parle quand même parce que j’ai vu le film (le premier seulement, et je n’aime pas du tout, donc je pense que je ne les lirai jamais) et que c’est une série très populaire. Que je n’aime pas n’est pas ce qui est important ici. La société de Divergente est une société où la liberté, entendue au sens de liberté intérieure, dérange : les citoyens, quand ils sont jeunes, doivent choisir une faction, un mode de vie, qui correspond à leurs capacités générales. Et une fois qu’ils y sont, ils doivent se comporter comme les autres membres de leur groupe durant le reste de leur vie. Par ailleurs, ils passent d’abord un test, leur indiquant quelle est la faction qui leur conviendrait le mieux. Il est même dit que, la plupart du temps, les enfants choisissent la faction dans laquelle ils ont été élevés. Une parfaite reproduction sociale, dans laquelle le pire danger, celui qui est chassé et anéanti, est l’existence de « divergents », des personnalités trop libres pour être enfermées dans une identité précise. Le contexte politique et social de cette dystopie est donc on ne peut plus intéressant. Si je n’ai pas aimé, c’est juste à cause du scénario qui s’ensuit…

 


Après avoir parlé de trilogie, reprenons un roman à la fois fantastique et « historique » (au sens où l’histoire a lieu au XIXème siècle, dans l’Angleterre de Dickens). Smoke, le titre du roman, fait référence à la fumée qui est créée par les êtres humains, et qui se manifeste chaque fois que l’un d’eux fait preuve d’immoralité. Il faut entendre l’immoralité ici en un sens très large : la colère, les mauvaises pensées, la sexualité, tout cela est inclus dans l’immoralité. Pour ne plus fumer, il faudrait être un saint : un pur esprit, animé uniquement par le Bien et l’altruisme, et c’est ce vain objectif que vont poursuivre certaines personnes de ce monde, quitte à mettre leur vie et leur santé mentale en danger. Le lien avec la liberté intérieur est assez évident : peut-on atteindre cette liberté intérieure parfaite ? Cependant, un aspect sociologique s’ajoute à ces réflexions : quand les élèves d’un prestigieux internat vont pour la première fois visiter Londres, une ville polluée de fumée tant le crime y est présent, ils sentent naître le désir de faire le mal. J’ai vraiment bien aimé ce roman, très complet, très riche, et l’aventure des deux héros est très sympa.

 


Faisons une petite digression vers un autre sens de liberté, qui est plus rare, mais toutefois assez présent dans des histoires du type voyage dans le temps. Il ne faut pas confondre destin et déterminisme ; le libre-arbitre s’oppose aux deux. Le libre-arbitre signifie que les actions que je fais sont choisies par ma conscience, et je suis l’unique cause de toutes mes actions. A cela deux idées s’oppose : le déterminisme, qui considère que mes actions s’inscrivent dans une suite causale, comme le reste de la nature ; ou le fatalisme, qui considère que « tout est écrit à l’avance » : mes actions ne sont donc que la conséquence d’une volonté divine, supérieure, qui a choisi pour moi ce qui allait m’arriver. Dans les livres traitant du voyage dans le temps, cette distinction est essentielle : soit le fait que j’arrive dans une époque où je n’existais pas va créer une nouvelle chaîne de causalité et changer le futur (modèle Retour vers le futur) ; soit, malgré tous mes efforts, je n’arriverai pas à changer le futur, parce que le destin va s’accomplir quoi qu’il arrive. Dans Comment tu m’as fait mourir ? de Gilles Abier, un lycéen imagine, dans un texte, des morts horribles pour chacun de ses harceleurs. Alors que la journée suivante commence exactement telle qu’il la décrite dans son histoire, il va bien sûr essayer de contrer le destin et sauver ses camarades.

 


Revenons à une saga à présent. Je n’ai lu pour l’instant que le premier tome, mais la question de la liberté y est déjà centrale. Je ferai sûrement un article complet quand j’aurai lu l’ensemble de la saga. Pour l’instant, parlons de ce qui nous intéresse, la façon dont le thème de la liberté est abordé dans Borderline de Zoë Hababou. Travis, le personnage principal, a eu une enfance difficile, et a nourri un rejet total de l’autorité et de la société. Une liberté-indépendance est recherchée en premier lieu. Ce sera le thème du premier livre, mais quelques passages laissent entendre qu’une liberté-autonomie (liberté intérieure) serait bien plus féconde dans une telle existence. Les deux notions de liberté sont donc déjà comparées, et je sais bien que ce sera l’objet des tomes suivants. Une série à suivre donc, si vous voulez réfléchir sur la meilleure façon de devenir libre.

 


Enfin, je vais à nouveau parler d’un de mes propres romans, parce qu’il a été écrit spécialement pour illustrer une thèse sartrienne sur la liberté. Sans m’étendre sur Sartre, je fais immédiatement le résumé du contexte de Masques. Dans cette société, c’est le libre-arbitre qui n’existe plus. Les êtres humains existent par groupes, et agissent, pensent et éprouvent selon le groupe auquel ils appartiennent. Dès lors, face à un individu, nous savons immédiatement comment il va réagir à telle ou telle situation : pas de surprise possible, puisqu’il n’y a pas de libre-arbitre. Les comportements humains sont aussi nécessaires que les comportements des animaux. Cette nécessité vient de quatre masques, déterminant entièrement les quatre groupes : mais le groupe des Hackers, qui sont tous les criminels, les menteurs, les brutes, va séparer ces masques pour essayer de briser le déterminisme dont ils sont victimes.

dimanche 13 décembre 2020

Mon classement des Pokémon légendaires

 

Bonjour à tous !

Fêtons ensemble la sortie de Philosophe, Pikachu ! mon dernier essai de pop-philosophie. Pour ceux qui ne connaissent pas le principe, il s’agit d’illustrer des thèses compliquées avec des exemples issus d’œuvres de la culture populaire. Très utile pour des élèves de Terminale qui auraient du mal à comprendre, ou même à mémoriser leur cours ! Mais aussi à tous les curieux qui s’intéressent à la philosophie mais ont trop peur de commencer par l’intégral de Kant (comme je vous comprends !) Ce sera donc une petite introduction pour vous donner envie d’aller voir par vous-mêmes.



Pour ceux que ça intéresse, vous pouvez acheter Philosophe, Pikachu ! sur les liens suivants :

Bookelis (site éditeur) ** Amazon ** Fnac ** Cultura

 Pour fêter cette sortie, je vais faire quelques articles pour parler de Pokémon, et un peu de moi. Je vous propose un premier classement de mes Pokémon légendaires préférés. Je commence par les légendaires, comme c’est de la mythologie Pokémon que je parle dans la première partie du livre. D’abord, voici la liste de tous les Pokémon légendaires :

 

Première Génération : Artikodin, Electhor, Sulfura, Mewtwo et Mew

Deuxième Génération : Raikou, Entei, Suicune, Lugia, Ho-oh et Célébi

Troisième Génération : Régirock, Régice, Régisteel, Latias, Latios, Kyogre, Groudon, Rayquaza, Jirachi et Deoxys

Quatrième Génération : Créhelf, Créfollet, Créfadet, Dialga, Palkia, Heatran, Regigigas, Giratina, Cresselia, Phione, Manaphy, Darkrai, Shaymin et Arceus

Cinquième Génération : Victini, Cobaltium, Terrakium, Viridium, Boréas, Fulguris, Reshiram, Zekrom, Démétéros, Kyurem, Keldeo, Meloetta et Genesect

Sixième Génération : Xerneas, Yveltal, Zygarde, Diancie, Hoopa et Volcanion

Septième Génération : Cosmog, Cosmovum, Solgaleo, Lunala, Tokorico, Tokopiyon, Tokopisco, Tokotoro

Huitième Génération : Ethernatos, Zacian, Zamazenta, Silveroy, Blizzeval, Spectreval, Zeraora, Zarude, Regidraco, Regieleki, Artikodin de Galar, Elector de Galar, Sulfura de Galar

 

Oui, ça en fait beaucoup ! Et je ne les connais pas tous, d’où ma première catégorie de classement qui serait « Ceux que je ne connais pas ». Parce que je ne les ai jamais rencontrés dans le jeu notamment ou, pour ceux de le dernière génération, je les ai vus très rapidement sans avoir vraiment eu le temps de les connaître.

 

Premier groupe : Ceux que je ne connais pas

Jirachi – Shaymin – Arceus – Phione – Manaphy- Meloetta – Genesect – Victini – Diancie - Hoopa – Volcanion – Blizzeval – Zeraora – Regidraco - Keldeo

 

Bon, ça fait une bonne liste, mais deux choses : certains sont des Pokémon qu’on ne peut obtenir que par évènement et que je n’ai jamais eus. D’autres sont des générations de jeu auxquelles je n’ai pas beaucoup joué (notamment la 4G, sortie au moment où je ne jouais plus du tout, non pas parce que je n’aimais plus, mais parce que mes parents avaient décidé que ce n’était plus de mon âge et ne voulaient pas me les acheter :’( ) Je n’ai donc pas de commentaire à faire sur cette première liste, alors passons à la suite. Dans la prochaine catégorie « Moche et inutile », n’oubliez pas que je n’énonce que mes goûts personnels, et si votre légendaire préféré se trouve dans la liste, je ne vous juge absolument pas, ce n’est qu’une question de goût !

 

Deuxième groupe : Moches et inutiles

Lugia - Régirock – Régice – Régisteel – Latias – Latios – Zacian – Zamazenta – Solgaleo – Heatran – Regigigas – Deoxys – Zygarde – Tokotoro

 

Les golem ne sont pas des canon de la mode, on va le reconnaître… et même s’ils sont assez originaux dans la mythologie (golems fabriqués par des humains et animés par Arceus pour les protéger), ce n’est pas non plus le point de la mythologie Pokémon que je préfère. Pareil pour Latias et Latios, je ne les trouve pas très beau, et leur rôle dans la mythologie, en plus de ne pas être très clair à partir des jeux seuls, et assez peu intéressant par rapport au reste de la génération. J’adore la 8G et Galar, grâce aux nombreuses références à la culture anglaise et bien sûr (pour ce qui me connaissent) au football, mais les légendaires sont bof (et je compatis avec Zacian qui doit garder une épée dans la bouche tout le temps).

 

Troisième groupe : J’aime bien le concept mais moins le Pokémon

Cosmovum – Groudon – Rayquaza – Créhelf – Créfollet – Créfadet – Dialga – Palkia – Zekrom – Kyurem - Cobaltium – Terrakium – Viridium

 

Cosmovum, qu’on voit très exactement deux minutes dans le jeu, représente l’univers entier, contenu dans une toute petite surface (l’univers avant le Big Bang) et j’aime beaucoup cette idée. C’est le plus lourd de tous les Pokémon tout en étant extrêmement petit, j’aime beaucoup la symbolique mais après, il ne sert à rien, et on le voit à peine. Si j’aime beaucoup le scénario de la 3G, avec un team Aqua ou Magma qui pour la seule fois de tous les jeux se rendent compte du terrible cataclysme qu’ils ont causé en réveillant Kyogre ou Groudon, je ne suis pas fan de Groudon en soi, ni de Rayquaza. Pour Rayquaza, j’aime quand même beaucoup cette idée de protecteur contre les menaces extra-terrestres. Créhelf, Créfollet et Créfadet, ou les trois lutins qui servent à rien, représentent les composantes de l’esprit : volonté, émotions, intellects, et je trouve ça très sympas, mais je n’arrive même pas à les distinguer, ce sont les trois mêmes. Dialga et Palkia sont le temps et l’espace et, comme les précédents, j’aime beaucoup le concept, comme j’aime beaucoup la mythologie générale présentée en 4G, mais je les trouve moches. En 5G même chose, même si c’est une mythologie régionale propre à Unys, j’aime beaucoup l’introduction de la politique dans les jeux : une politique parfaite d’abord soutenue par le dragon originelle, qui face aux conflits sur la meilleure façon de gouverner, va se séparer en Reshiram et Zekrom, réalité et idéal. Je n’aime pas trop Zekrom, ni Kyurem, qui est l’espèce de carcasse restante du dragon originel détruit. Quant au trio des mousquetaires Colbatium, Terrakium et Viridium, même si la référence aux trois mousquetaires est bienvenue, je ne les aime pas trop.

 

Quatrième groupe : J’aime bien

Electhor – Sulfura – Mewtwo – Raikou – Entei – Cresselia – Darkrai - Ho-oh – Célébi – Boréas -Fulguris – Démétéros – Reshiram – Xerneas – Tokopiyon – Silveroy – Ethernatos – Spectreval - Electhor de Galar - Sulfura de Galar – Regieleki – Kyogre - Cosmog

 

Bon, à partir de là, vous avez clairement la nostalgie qui parle. La toute première version à laquelle j’ai joué était Pokémon Or, et même si je ne saurais pas vraiment dire pourquoi j’aime bien Ho-oh, je n’ai pas eu le cœur à le mettre plus bas dans le classement. Idem pour Electhor et Sulfura (leurs formes de Galar sont aussi très jolies), Mewtwo bien sûr. Le trio des chiens légendaires (Raikou, Entei, Suicune) fait vraiment partie de mes duos/trios de légendaires préférés, sans doute par nostalgie. Je n’ai jamais croisé Célébi dans les jeux mais j’aime bien sa grosse tête d’oignon ; Cosmog aussi est trop mignon. J’ai beaucoup aimé le trio des génies (Boréas, Fulguris et Démétéros) même si je ne peux pas vraiment les distinguer parce qu’ils n’ont que leur couleur qui change. Mais j’aime beaucoup quand même l’introduction de génies, et ils sont plutôt sympas physiquement. Dans la 8G, je n’ai pas aimé les légendaires principaux, mais j’aime beaucoup Ethernatos (un espèce d’immense squelette de dinosaure), Silveroy et son destrier Spectreval. Regieleki est marrant, et pour finir avec Kyogre, peut-être que je l’apprécie justement parce qu’il m’effraient un peu (j’ai la phobie des baleines, oui, mais Kyogre c’est une orque !! Wailord c’est une baleine. Je hais Wailord)

 

Cinquième Groupe : Un de mes préférés

Artikodin – Mew – Giratina – Yveltal – Lunala – Tokopisco – Tokorico – Zarude – Artikodin de Galar

 

Il y a pas mal de spectre-ténèbres-psy dans ce groupe, mais c’est vrai que c’est un trio de type que j’adore dans le jeu. J’aime beaucoup la mythologie entre Yveltal et Xerneas (la mort et la vie) mais si je n’aime pas trop Xerneas, j’adore Yveltal. Je trouve Lunala extrêmement beau même s’il ne sert à rien, idem pour Artikodin et sa forme de Galar. Giratina est assez effrayant et représente le Mal, banni dans un autre monde. Parmi les Toko d’Alola, mes préférés sont Tokorico le guerrier et Tokopisco la sirène, mais j’aime bien le groupe entier. J’ai obtenu Zarude récemment et j’ai vraiment flashé sur ce méchant singe de type ténèbres. Et enfin Mew, qui est trop mignon (un chat rose quoi !)

 

Mon légendaire préféré : Suicune

 


Il doit y avoir un peu de nostalgie là-dedans puisque c’est un légendaire de la 2G, c’est clairement le légendaire de mon enfance, mais même si on oublie ça, je trouve Suicune tellement beau, aves ses longues pattes de chat, ses couleurs claires, tout ça tout ça. Je n’ai pas eu la moindre hésitation sur celui qui allait être mon préféré, de toute façon c’est toujours le premier qui me vient.

 

Voilà les amis, j’espère que ça vous aura plus, et on se retrouve plus tard pour un nouveau classement de Pokémon !

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